D’où vient le mot "
Liban " ? Le mot " Liban " est dérivé de " Loubân
", terme relevé dans un texte d'origine sémitique cananéenne
datant du 2ème millénaire (1900 av. J-C). Ce mot signifie
" blanc " en parlant de montagne. Cette même racine se retrouve
dans le mot arabe " laban " qui signifie yogourt. Parmi plusieurs
termes contemporains, datant du 2ème et 3ème millénaire,
comme Canaan, Phénicie, Aram, Judée, Babel, Assur, Chaldée,
le mot Liban est le seul qui ait survécu jusqu'à nos
jours pour désigner les montagnes du Liban actuel, et les neiges
qui les couvrent..
Le système politique et les communautés
religieuses
Les caractéristiques socio-politiques du Liban sont très
particulières, voire uniques. Il est composé d’une mosaïque
de communautés religieuses qui se rencontrent autour d’un contrat
tacite, " le Pacte national ".Celui-ci confère au pays un équilibre
relatif dans le cadre d’un fédéralisme interne multicommunautaire.
La diversité de ces confessions ou familles spirituelles participant
au système, notamment chrétiens et musulmans, représente
une grande richesse pour le pays. Le point commun qui les relie, celui
du monothéisme, donne au pays sa plus grande force mais aussi
sa grande fragilité face aux influences et aux ingérences
extérieures. Cette diversité, base de la vie politique
nationale, n’a jamais été facile, et a souvent mené
à des crises aiguës.
Le Liban est une république démocratique parlementaire
au système économique libéral. La Constitution
prévoit le respect de la liberté du culte et donne à
chaque communauté religieuse le droit d’organiser son statut
personnel et d’aménager ses établissements éducatifs.
Les communautés doivent être représentées
d’une manière équitable dans la répartition des
charges et fonctions publiques. Le président de la république
est maronite, le Premier ministre est musulman sunnite, le président
du parlement est musulman chiite. Le système respecte les croyances
et les rites de chacune de ces familles spirituelles. Cette réalité
socio-politique complexe est ce que certains appellent " la formule
libanaise ". Elle a permis au pays de survivre, malgré tout,
dans un Proche-Orient secoué de crises graves. Son économie
d’avant-guerre était paradoxale. De grands économistes
ont parlé de " miracle libanais " : son économie libérale
déficitaire (elle l’est toujours) lui avait ménagé
jusqu’avant la guerre une prospérité paradoxale. Aujourd’hui,
néanmoins, après dix-sept ans de guerre dévastatrice,
le pays a perdu sa prospérité d’antan.
Les communautés confessionnelles
reconnues officiellement sont au nombre de dix-sept : maronite,
grecque orthodoxe, grecque catholique melkite, arménienne
grégorienne orthodoxe, arménienne catholique, syriaque
orthodoxe, syriaque catholique, orientale nestorienne, chaldéenne,
latine, évangélique (protestante), israélite
(tous les membres de la communauté israélite ont émigré
pendant la guerre), sunnite, chiite, druze, alaouite, ismaélite.
La loi libanaise reconnaît les statuts personnels et l’existence
officielle de toutes ces communautés.
Données de base
Nom officiel :
République du Liban
Superficie :
10 400 km2
Population :
3,5 millions
Capitale :
Beyrouth
Langues : Arabe(officiel),
Français, Anglais, Arménien
Taux d'alphabétisation
: 86%
Religions : 60%
musulman, 40% chrétien
Type de gouvernement :
République
Président de la république
: Emile Lahoud
Marcel Akiki
Docteur en musicologie
amarcel@inco.com.lb
|