Le système de santé libanais s'est essentiellement
développé dans le secteur privé avec quelques
établissements gouvernementaux. Récemment, l'Etat
a inauguré trois établissements publics dans le
Nord et le Sud du Liban. Ces établissements sont en général
de petits hôpitaux de moins de 50 lits. A l'été
2001 " l'hôpital gouvernemental de Beyrouth" devrait compter
540 lits. Actuellement, il existe environ 154 établissements
de santé au Liban, répartis de la manière
suivante:
Région |
Nbr
d'hôpitaux |
Nbr
de lits |
Population |
|
Beyrouth |
34 |
3126 |
534.665 |
|
Meten |
29 |
2989 |
Mont-Liban |
|
Kesrwan-Jbeil |
10 |
723 |
1.207,095 |
|
Chouf |
16 |
907 |
Mont-Liban |
|
Bekaa |
20 |
856 |
370.253 |
|
Liban-nord |
22 |
1221 |
608.182 |
|
Liban-sud |
23 |
1557 |
524.538 |
Total |
154 |
11375 |
3.244.733 |
Ce tableau montre que 60% des lits d'hospitalisation se trouvent
à Beyrouth et au Mont-Liban. Quatre des cinq grands hôpitaux
(plus de 200 lits) sont à Beyrouth. 60% des structures
privées d'hospitalisation libanaises comptent moins de
100 lits. 70% de ces structures appartiennent à des médecins
ou groupes de médecins, qui y exercent leur spécialité.
Cela limite parfois la diversité de l'offre de soin.
Les 30% des structures restantes peuvent être divisées
en deux grands groupes:
Hôpitaux appartenant à des communautés:
(Maronite, Orthodoxe, Druze, Sunnite et Chiite). Ces établissements
comptent en général plus de 150 lits.
Hôpital (Hôtel Dieu de France) des Pères
Jésuites et (American University Hospital).
Une des caractéristiques du parc hospitalier libanais,
est d'avoir un très grand nombre de petits établissements.
Par contre, la majorité de la population a tendance à
préférer les grandes structures, offrant toutes
les spécialités médicales, diagnostiques
et thérapeutiques, un équipement performant, et
souvent les médecins les plus réputés.
L'hospitalisation à domicile et les soins ambulatoires
sont, pour l'instant, peu développés au Liban, et
l'on trouve souvent des personnes venues pour un simple test ou
en observation, côtoyer des malades supportant des traitements
très lourds.
La grande majorité des soins préventifs et des premiers
soins de bases ne sont dispensés que par le secteur privé,
qui a été autorisé à se développer
sans aucune planification préalable.
Parallèlement, il existe une douzaine d'hôpitaux
publics opérationnels depuis peu. Le ministère de
la santé, avec l'aide de la banque mondiale, a mis en place
un programme de réhabilitation des hôpitaux publics,
qui étaient dans un état catastrophique au sortir
de la guerre. Il existe environ 1700 lits d'hospitalisation publique,
dont seulement 45% sont actuellement opérationnels.